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Pazuzu - III: The End of Ages
Chronique par Storm - Publiée le 18/11/2025
Pazuzu - III: The End of Ages
Note : 2.5/6
Genre : Neoclassical Darkwave
Année : 1999
Label : Avantgarde Music
Pays : Autriche
Durée : 45:33
Tracklist :
1.
Somber Arrival -­ An Introduction
02:12
2.
Schalen des Zorns
04:23
3.
Passages
01:18
4.
An Antidote for God
01:59
5.
Epic
04:19
6.
Eclipse: Final Clash of Swords
04:32
7.
Saturn's Somber Moons... (The Voyage)
03:36
8.
Harpsichord and Percussion Interlude
00:45
9.
The Weeping Willow (Out of Body Experience)
02:47
10.
Das Reich der Magie...
02:22
11.
The Haunted City
03:25
12.
La fin de l'été
01:23
13.
Hallucinations
05:03
14.
...Death of an Infant...
04:08
15.
Reawakening - The Conclusion
03:21

Cette fois, Silenius et Protector ont bien pris la poudre d’escampette – bien trop occupés certainement par leurs projets respectifs – et le sieur Pazuzu (Raymond Wells) décide peu avant la fin du millénaire de clore ce projet tout à la fois ambitieux et maladroit. Les deux premiers albums, malgré quelques titres intéressants, restaient coincés dans une caricature d’un conte sonore plutôt sordide, à la limite du risible. Fait supplémentaire pour mieux cerner les maladresses de PAZUZU : le chant féminin, chanté souvent en français, nous a permis plus aisément d’entrevoir des paroles plutôt bancales. D’inspiration folklorique et médiévale, "Awaken The Dragon", le second album, avait pourtant réussi avec beaucoup de difficultés à redresser la barre du très passable "And All Was Silent…" sorti en 1994… avant le futur "Lugburz" de SUMMONING.

Les deux premiers albums ont servi cependant à quelque chose pour Silenius et Protector : celui de travailler la batterie programmée et de s’amuser avec les différentes sonorités tribales et païennes. Pour ce dernier chapitre, Pazuzu décide de définitivement clouer le tombeau de son projet en explorant un univers bien plus sombre et labyrinthique. Fini les ménestrels à la petite semaine (sauf en de rares titres tels que "Harpsichord And Percussions Interlude"), la candeur guillerette des tavernes médiévales et la cartomancie païenne bizarre, "III: The End Of Ages" est avant tout une bande sonore assez glauque, aux ambiances parfois dégoulinantes et lugubres, aux nappes atmosphériques glaciales ("Saturn’s Somber Moon… (The Voyage)"), aux effets sonores étranges, aux motifs très Darkwave qui, parfois, me rappellent les travaux d’un DELERIUM avec ces rythmes électro typiques ("The Weeping Willow (Out Of Body Experience)").

Ce troisième album est tout de même, comme les deux précédents, assez en peine et maladroit à nous proposer un fil rouge qui tiendrait entre eux tous les titres. L’aspect polymorphe et bigarré de l’ensemble de l’album donne pas mal de matière pour emprunter différents chemins, mais peu de titres arrivent à proposer quelque chose de très concluant. C’est parfois lugubre, parfois gentillet ("Reawakening - The Conclusion"), tantôt martial ("Epic", "Eclipse: Final Clash Of Swords"), tantôt symphonique ("Das Reich Der Magie…"), et s’il y a bien des moments charmants et intéressants, il est difficile de se faire un avis sur cet album tant les directions diffèrent.

PAZUZU a sans doute eu raison d’arrêter les frais et Raymond Wells, alias "Pazuzu", s’illustrera avec brio d’une bien meilleure façon au sein de RAVENTHRONE. Néanmoins, "III: The End Of Ages" reste le meilleur album des trois. Le conseiller ? Je ne saurais le dire. Attendez-vous à ne pas passer un moment exécrable, car, si vous êtes ouvert d’esprit et aimez l’Ambient, il est possible que cet album vous plaise par endroits. Définitivement, PAZUZU ne sera pas un de mes albums de chevet, mais de temps à autre, les soirs de solitude… j’ai envie de vous dire : pourquoi pas ?

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