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Aoratos - Gods Without Name
Chronique par Storm - Publiée le 30/11/2025
Aoratos - Gods Without Name
Note : 5/6
Genre : Black Metal Impérial
Année : 2019
Label : Debemur Morti Productions
Pays : États-Unis
Durée : 44:46
Tracklist :
1.
Parallax I
03:51
2.
Holy Mother of Terror
04:13
3.
Of Harvest, Scythe and Sickle Moon
05:19
4.
Gods Without Name
07:03
5.
Thresher
05:56
6.
The Watcher on the Threshold
04:53
7.
Prayer of Abjection
04:09
8.
Dread Spirit of the Place
06:50
9.
Parallax II
02:32

AKHLYS, NIGHTBRINGER, BESTIA ARCANA, trois noms de groupe qui font frémir et il y a de quoi… Au centre de ce trou noir informe et infâme que constituent ces cauchemars sonores endiablés, un diable suprême, Naas Alcameth, suivi comme son ombre d’un acolyte pervers et catalyseur, Nox Corvus. Tous deux mus par le besoin de propager l’enfer et de se délecter de ses ravages, ils érigent des murs sonores dissonants aux aspérités tranchantes et prédatrices au service express d’un Black Metal très justement décrit par le sieur Mefisto : l’impérialité.

AORATOS est cet autre projet tout aussi proche dans le fond comme de la forme des autres sus-cités. "Gods Without Name" est un album étouffant, du moins qui aime l’être. Il constricte et vous enserre. Et de plus en plus au fur et à mesure des écoutes, si bien que fatalement vous percevrez à un moment donné votre squelette se disloquer puis se rompre sous les hurlements et les larmes. Les riffs cavalent avec une puissance inouïe et vous chargent tels des Érynies affamées toutes griffes dehors. Vous serez à découvert, dans des impasses de conscience terribles et où il vous sera impossible d’en réchapper. Les blasts très souvent ininterrompus augmentent cette pulsatilité diabolique fortement présente depuis le début grâce aux ambiances brûlantes et suffocantes de ce chaos abominable.

Difficile de s’extirper de ce magma haineux et sadique en fusion où des flammes si imposantes lèchent le ciel et brutalisent l’atmosphère d’émanations incandescentes. Les cendres des cieux vont retomber et aveugler d’une noirceur profonde tous les horizons. AORATOS se meut dans ces paysages désolés et décharnés où le maléfique est empereur pour l’éternité. Un disque de la pure race des infréquentables, de la sauvagerie à vous en faire vomir par tous les orifices des monceaux de votre chair. Assurément un album à ne pas laisser entre toutes les mains. Divinement sale dans ses desseins et profondément prédateur dans sa constitution. Ceci est un avertissement. Gare à vous !