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Bilwis - Hameln
Chronique par Storm - Publiée le 29/12/2025
Bilwis - Hameln
Note : 3.5/6
Genre : Atmospheric Black Metal
Année : 2024
Label : Northern Silence Productions
Pays : Allemagne
Durée : 50:10
Tracklist :
1.
Ein Licht dort in der Nacht
05:21
2.
Hameln
07:24
3.
Hausgeister
06:55
4.
Das Gold in unserer Hand
04:43
5.
Gevatter Tod
03:49
6.
Trutz, Blanke Hans
05:25
7.
Totengrund
07:49
8.
Schicksalsberg
07:34
9.
1284
01:10

Pour ceux qui suivent les actualités du Black Atmosphérique, BILWIS ne sonnera pas comme un écho inconnu. Son premier album "Pan", sorti à l’aune de 2022, s’était bien démarqué parmi la flotte des nouveautés qui continuellement coule à flots. D’abord grâce à sa pochette étrange que je vous enjoins d’aller mirer, puis et surtout à cause de son Black racé et envoutant. Écoutez le titre éponyme, véritable fleur de beauté tout du long du quart d’heure d’écoute qu’il nécessite, ou bien encore "Der Mond Am Himmel", petite pièce d’orfèvrerie sombre et romantique, porté aussi par l’accompagnement de la voix de Mélina (la petite amie de Bilwis – seul memebre du groupe). Au regard de ce que ce disque m’a procuré comme sensations, il va sans dire que je gardais un œil sur la suite discographique. "Hameln" sort deux ans quasiment jour pour jour après "Pan", sortons donc la longue-vue et accueillons l’inconnu.

Un Bilwis est, pour la petite histoire, un être mythique conté dans les légendes rurales d’Allemagne, démon ou fantôme terrifiant responsable du désordre des moissons mais aussi tour à tour sorcière ou personnification du tourbillon. Mais revenons à la chronique. De prime abord, la production de ce second album me semble en dessous, le son plus étouffé et basseux occulte de fait la source de détails qui compose "Hameln". Deuxième point concernant l’enregistrement, je trouve que la batterie sonne de manière trop artificielle, notamment les cymbales un poil trop crissantes. Mise à part ces détails, je retrouve rapidement ce qui fait la candeur de BILWIS, à savoir des riffs richement mélodiques portés par des leads en cascades qui éclairent le ciel d’écoute ("Hausgeister", "Schicksalsberg"), l’apparition de quelques claviers qui se superposent aux ambiances atmosphériques, amenant leur lot de vapeur et d’amplitude ("Das Gold In Unserer Hand", "Gevatter Tod").

Mais je reste sur ma faim. Je n’arrive pas à retrouver le même degré de surprise que m’avait procuré et instillé "Pan". Le diable se niche dans les détails – selon l’expression consacrée – et ordonne par ces interstices sa capacité d’envoutement et d’attachement. Et c’est peut-être là où le bât blesse. BILWIS nous délivre un "Hameln" davantage convenu et dont l’écoute s’avère plus monotone et distrayante. Je perds un peu mon attention sur certains titres tels que "Ein Licht Dort In Der Nacht", "Trutz Blanke Hans". Ceux-ci me produisent moins d’émotions et n’arrivent pas à m’enchanter. Et pourtant j’avais à cœur – et je présumais – que ce nouveau BILWIS allait enflammer les esprits. Mais je garde raison, car BILWIS ne produit pas un album mièvre, ni dénué d’exploits, mais "Hameln" me semble plus linéaire et moins varié, notamment quand les titres se dispensent de ces leads fulgurants dont Bilwis a le secret.

C’est donc en demi-teinte que je m’acquitte de l’écoute de ce second album. Je reste nostalgique de "Pan" et de sa fantasmagorie bien plus prégnante et musicale. J’ai passé cependant un agréable moment mais j’en attendais davantage. Néanmoins, je reste curieux de la suite discographique de ce onemanband allemand tant je perçois les qualités mélodiques indéniables de BILWIS.

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