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Forgotten Tomb - Nightfloating
Chronique par Storm - Publiée le 02/01/2026
Forgotten Tomb - Nightfloating
Note : 2.5/6
Genre : Black Doom Metal
Année : 2024
Label : Agonia Records
Pays : Italie
Durée : 39:42
Tracklist :
1.
Nightfloating
05:39
2.
A Chill That You Can't Taint
07:12
3.
This Sickness Withered My Heart
06:04
4.
Unsafe Spaces
06:30
5.
Drifting
03:39
6.
A Despicable Gift
10:38

Autant le dire d’emblée, je n’ai jamais été un fan invétéré de FORGOTTEN TOMB, lui préférant toujours davantage d’autres groupes sans doute plus obscurs (MAKE A CHANGE… KILL YOURSELF, THY LIGHT, ANTI à titre d’exemple), notamment depuis leur virage que je qualifierai de moins extrême. Alors avant l’entame de la première écoute de ce nouvel opus, ma mémoire me rappelait les albums qui ont reçu mon authentique considération, les "Songs To Leave" et "Springtime Depression" mais qui ont déjà deux décennies derrière eux.

Si la pochette nous évoquera sans doute un pastiche du tableau "Ophélia" du préraphaélite anglais John Everett Millais, l’ambiance péri-urbaine post-catastrophe n’y est pas vraiment, tout comme le côté enténébré que j’espérais. Au lieu de cela FORGOTTEN TOMB navigue et brasse dans une ambiance un poil mélancoliforme mais qui a du mal à s’extirper de la nasse un peu monotone des riffs. La production, bien plus claire que le précédent album qui m’avait tout de même bien déplu, malgré une pochette sublime signée Paolo Girardi, permet davantage de transparence et l’on ressent bien plus le détourage des instruments. Oui mais voilà, si le titre éponyme qui introduit l’album est loin d’être inintéressant avec des leads bien inspirés et qui restent en tête, la teneur de la suite des titres ne va malheureusement pas suivre.

Pour qualifier ce onzième album des Italiens, je dirais qu’il est convenu et sans prise de risque, FORGOTTEN TOMB mène sa barque dans une direction qui reste un peu trop la même. Et d’ailleurs pas facile de le qualifier. Peut-être que l’expression Black/Doom peut lui être consacrée, mais sans le grain de folie qui permet d’ordinaire de qualifier certains albums plus ou moins indigestes et acerbes. Pourtant si l’on en croit les fans et quelques critiques, "Nightfloating" est apprécié. Mais j’ai beau me repasser l’album, peu d’émotions se déclenchent. Même l’instrumentale de Dungeon Synth "Drifting" est monotone. J’en attendais peut-être trop, y compris du titre final – qui souvent condense et concentre les dernières forces d’un groupe et se veut régulièrement l’un des titres phares d’un album – mais non, rien n’y fait, sa longueur plus prononcée (un peu plus de dix minutes), malgré une introduction bien entraînante, s’étire bien trop déraisonnablement à mon sens, sur des thèmes identiques.

Vous l’aurez compris et je ne vais pas étirer ma chronique en symétrie, ce dernier FORGOTTEN TOMB m’a laissé sur ma faim. J’en attendais davantage mais la magie de "Nightfloating" n’opère pas chez moi cette fois encore. Je m’en remets donc peut-être à d’autres avis auprès de mes chers collègues mais aussi aux vôtres chers lecteurs, si toutefois vous êtes en désaccord avec mes vagues propos. À la revoyure FORGOTTEN TOMB !

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