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Fractal Gates - One With Dawn
Chronique par Storm - Publiée le 06/01/2026
Fractal Gates - One With Dawn
Note : 3/6
Genre : Progressive Death Metal
Année : 2024
Label : Autoproduction
Pays : France
Durée : 58:52
Tracklist :
1.
Visions XIII
01:19
2.
Shining Falls
04:08
3.
Seamless Days
03:59
4.
Into the Unknown
03:40
5.
When the Distance Paints Us
04:44
6.
Earthbound
04:41
7.
Half Alive
04:15
8.
Visions XIV
01:27
9.
One with Dawn
03:14
10.
Hyperstate
03:33
11.
Serenity
04:23
12.
Severance
04:03
13.
Echoing Motions
04:59
14.
Visions XV
01:37
15.
The Eclipse (2024)
04:13
16.
Skies of Orion (2024)
04:37

Peut-être n’avez-vous pas fait attention aux chroniques existantes sur Black Devotion ni même écouté un seul disque de ENSHINE… et bien mal vous en prend. Certes, les pochettes sont évocatrices d’ambiances stellaires à l’instar de celles des albums de FRACTAL GATES, mais surtout ce qui relie ces deux entités est Sébastien Pierre, son chanteur/ claviériste et compositeur, mais pas que…

Œuvrant dans les eaux d’un Death Metal Mélodique et progressif, FRACTAL GATES commence à doter sa discographie d’albums opiniâtres. Six ans après le précédent opus "The Light That Shines", voilà que s’avance vers nous ce "One With Dawn" copieux de presque une heure de musique envolée et fréquemment planante. Si le mot éthéré n’est pas tout à fait juste pour décrire les compositions de FRACTAL GATES, il ressort de cet album des envies de faire décoller les mélodies vers un voyage céleste. Mais autant chez ENSHINE, son Doom/ Death Atmosphérique s’y prête aisément et nous fait gagner rapidement la haute atmosphère, autant avec le Melodeath de FRACTAL GATES nous n’arrivons pas à nous extirper de la gravité terrestre.

Non pas que la musique reste terre à terre, mais elle peine à décoller. Rien à redire du côté de la technique, les musiciens sont des mélomanes avertis, cela ne fait aucun doute et il n’y a rien à chercher de ce côté-là. Sans doute que cet album passablement long reste conventionnel et ne se hasarde pas vers de terres plus progressives ou atmosphériques. Si la pochette (magnifique au demeurant) pouvait laisser penser que nous serions empreints de poésie à l’écoute de ce cinquième album, les titres défilent avec des émotions parfois un peu trop contenues. Le growl de Sébastien Pierre, qui a pourtant tant fait de ravages chez ENSHINE, me paraît mixé moyennement et sonne de manière un peu trop éteinte, même s’il occupe une place centrale.

Il y a bien des titres qui s’évertuent à être passionnants. Je pense par exemple à "Hyperstate" ou bien encore à "Seamless Days", qui caracolent en tête avec les plus belles mélodies de l’album. Aucun pourtant d’entre eux n’arrive à renverser la table ni à vous décrocher la mâchoire. Lorsque le chant clair revient, les émotions reviennent de manière prépondérante. Des titres tels que "Into The Unknow", avec Deibys Artigas (ARKANGEL, MITICA) à la manœuvre, ou "One With Dawn", "Echoing Motions", sous la gouverne de Egan O’Rourke (MMXX, DAYLIGHT DIES), nous laissent enfin divaguer dans cette poésie promise. Je concède aussi volontiers avoir une belle affection pour les instrumentaux cosmico-symphoniques de la série "Visions", malgré leur courtesse… Mais pour ce qu’il en est des autres titres, je reste globalement sur ma faim. Il manque des titres puissants avec des leads entêtants.

L’album manque donc de variété et d’emportement, et sa grande densité a tendance à faire perdre le fil de l’écoute. Nos Français réussissent à produire un album tout juste bon mais certainement pas le plus intéressant de leur discographie. Pour ma part, je reste attaché notamment à son prédécesseur "The Light That Shines", et donc j’en attendais plus en termes d’émotions.

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