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Apocryphos / Penumbral Aethyr - The Erosion of Innocence
Chronique par Elina - Publiée le 11/01/2026
Apocryphos / Penumbral Aethyr - The Erosion of Innocence
Note : 6/6
Genre : Dark Ambient
Année : 2025
Label : Cryo Chamber
Pays : États-Unis / Belgique
Durée : 59:02
Tracklist :
1.
Apocryphos - Cradle of the Sickness
08:03
2.
Apocryphos - Morality in Collapse
05:52
3.
Apocryphos - Fractals of Ruin
06:44
4.
Apocryphos - Gnashing Earth, Hollow Sky
06:54
5.
Apocryphos - The Silent Architect
10:00
6.
Apocryphos - Entropic Communion
09:47
7.
Apocryphos - Where Order Once Slept
11:42

« The world was not ended —
it swallowed itself in ritual silence. »
– Robert C. Kozletsky et Nicolas Van Meirhaeghe

Cryo Chamber fait partie des labels que j’écoute le plus en termes de dark ambient. Au détour d’une écoute prise au hasard sur les dernières sorties du catalogue, je me suis pris une claque assez monstrueuse. Pas prévue au programme, mais la bienvenue quand même… Glissante celle-là.

Dès les premières notes, tu pars dans un univers onirique. Mais… pas le genre bizarre comme un rêve puisse l’être. Plutôt le réveil d’un cauchemar qui te laisse en pleine paralysie du sommeil. Tu ne sais pas d’où tu viens ni ce que tu as foutu, mais tu sors d’une zone terrifiante pour rentrer dans le néant et la ruine.

Car ici, c’est bien une absence que tu ressens. Celle de tout. C’est drone. C’est dark ambient. Ça t’apporte cette sensation d’angoisse qui t’amène à te demander si le rêve est bien fini, car la solitude est encore plus suffocante.

J’ai aussi retrouvé ces notes qui m’évoquent les OST de jeux vidéo comme « The Old City: Leviathan » ou « Anemoiapolis ». Une bande-son étrangement calme, avec des notes métalliques, qui t’hypnotise et où ton cœur se demande s’il doit ralentir ou augmenter le rythme. Surtout sur le morceau « Fractal of Ruin », pour ma part. Il m’a évoqué le niveau 0 de « Pools » (oui, si je commence à parler de jeux vidéo, c’est peut-être qu’une douille arrive pour mes futurs chroniques).

« The Erosion of Innocence » est présenté comme un psaume ou une liturgie de la ruine. Et c’est vrai qu’on retrouve des sonorités mystiques, des sons de cloches, distordus et étouffés. Tu te réveilles pour te retrouver seul devant ce qui a été, à contempler les vestiges, tout en souhaitant te réveiller une nouvelle fois.

Et pourtant tu te demandes également ce qui se passera quand ton dernier souffle sera poussé.

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