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Marduk - Beast Of Prey
Chronique par Storm - Publiée le 15/01/2026
Marduk - Beast Of Prey
Note : 2.5/6
Genre : Black Metal
Année : 2024
Label : Back On Black
Pays : Suède
Durée : 25:41
Tracklist :
1.
Panzer Division Marduk
02:25
2.
Baptism by Fire
03:05
3.
Christraping Black Metal
03:31
4.
Scorched Earth
03:20
5.
Beast of Prey
03:17
6.
Blooddawn
03:37
7.
502
02:55
8.
Fistfucking God's Planet
03:31

Lorsque l’on veut survivre dans le flot ininterrompu d’actualités ou ne pas disparaître trop longtemps des radars du public, un groupe peut compter sur plusieurs choix : produire une compilation, une réédition ou un Live. Dans le cadre de MARDUK, toutes les options ont déjà été traitées. Étant peu amateur des Live dans le Black Metal, la faute comme souvent à une mauvaise ingénierie du son ou des prestations statiques sans aucun intérêt, il est rare que je daigne écouter un Live qui plus est retravaillé en studio. Néanmoins, je reste concernant MARDUK, attaché à son "Live In Germania" sorti en 1997 à l’époque de ma splendide juvénilité, mais aussi parce qu’il comportait des titres issus des anciens albums que je continue d’affectionner, en tout cas bien plus que les sorties post "Rom 5:12".

Première bonne nouvelle, le Live est issu de la prestation du groupe au Brutal Assault Festival de 2015 et reprend l’entièreté de leur album peut-être le plus connu d’entre tous, le fameux "Panzer Division Marduk" sorti il y a 25 ans, en 1999. Ouch ! Cela ne nous rajeunit pas, bien au contraire. Notons que cet album fait figure de charnière dans la discographie du groupe tant il dévie la route que ses prédécesseurs avaient commencé à construire, au premier rang duquel nous retrouvons l’impérial "Nightwing" (1998). Cette fois-ci, les blasts deviennent continus et anéantissent toute tentative de ralentissement, et, comme un autre éternel gimmick, la basse furibonde se veut cinglante et envoûtée. Sur l’album originel, nous avions le chanteur infernal Legion, sur celui-ci c’est le précieux Mortuus qui fait son office en vociférant comme un diable enragé. J’ai toujours eu une affection certaine pour Legion, la nostalgie aidant, mais les prestations de Mortuus (qui a intégré MARDUK en 2004 en succédant à Legion justement) se sont toujours avérées assez monstrueuses.

Pour dire vrai je préfère nettement son jeu vocal au sein de FUNERAL MIST, mais c’est une autre histoire. Sur ce Live consacré à "Panzer Division Marduk", apparaît aussi quelques titres tirés de l’album du moment en 2015, "Frontschwein", qui est loin de m’avoir laissé un souvenir impérissable, ainsi qu’un titre du tout premier album de Morgan Håkansson, "Dark Endless". Tout est dit ou presque, car qu’expliquer ou traduire de plus foncièrement de ce Live ? MARDUK fait du MARDUK, ça tabasse sévère, les tempos sont puissants et lourds à la fois, le son très propre rend honneur à la prestation démentielle des Suédois. Maintenant, rien de neuf sous le soleil, les titres s’enchaînent comme autant de décharges de mitraillette devenues folles et meurtrières. Ce Live est fait pour les fans et ravira les spectateurs nostalgiques qui ont vécu en chair et en os ce déluge de feu.

Pour ma part, je n’en retiens pas grand-chose. Ce Live ne me déplaît pas, mais me laisse avec toujours autant de points d’interrogation sur la véracité d’une sortie Live, quelle qu’elle soit. On ne va pas se mentir, quel est fondamentalement l’intérêt, lorsque tout est à peu près égal à l’album originel, hormis le chant bien entendu. Pour le coup, la plus grande maîtrise de Mortuus dope l’agressivité de l’album et donne, il est vrai, un nouveau caractère à ce "Panzer Division Marduk". Pour le reste, je m’en tiendrai à une note moyenne, puisque si je m’en tiens à ma règle-test du « aussitôt écouté, aussitôt rangé », ce "Beast Of Prey : Brutal Assault" ne sera pas forcément ressorti de sitôt. Ultime chose, et non des moindres, je n’ai pas pu me procurer le DVD du concert qui fait partie du Live, mais après visionnage du concert, je reste à nouveau sur ma faim. C’est comme cela, les Live de musique extrême, ce n’est pas pour moi, je préfère m’en tenir aux expressions sorties d’un studio.

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