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Nocturnal Sorcery - Captive In The Breath Of Life
Chronique par Storm - Publiée le 15/01/2026
Nocturnal Sorcery -  Captive In The Breath Of Life
Note : 3.5/6
Genre : Black Metal
Année : 2024
Label : Kvlt
Pays : Finlande
Durée : 48:31
Tracklist :
1.
The Dark Secret
01:47
2.
Oath at Mt. Hermon
04:44
3.
Cry of the Wounded Heaven
04:19
4.
Captive in the Breath of Life
08:08
5.
Spectral Force
02:43
6.
Beyond Salvation
03:27
7.
Joyless Dance in the Shadow
02:56
8.
Redemption at Daybreak
05:04
9.
Damned by the Law of the Stars
05:47
10.
Lucifer's Shade
08:03
11.
Along the Path of Fire
01:33

C’est que l’équipe de Black Devotion s’emploie assidûment à essayer de dénicher le maximum de trésors. Je tairai le nombre d’albums écoutés et réadressés aux abîmes de l’oubli par mes confrères et moi, c’est sans doute assez insolent. Non pas que nous ne chroniquions que le gratin, mais du reste il nous faut trouver un peu d’intérêt critique pour un album afin que l’inspiration (vaste mot...) nous convoque. Vous avez remarqué mon obédience au Black Metal et cette chronique ne la démentira pas. J’aime à découvrir de nouveaux groupes et je reste toujours un peu en suspens lorsqu’il s’agit d’écouter du nouveau son – à l’instar d’un gosse qui déchire, avec un bonheur non retenu, l’emballage de son cadeau encore inconnu.

De toute façon, avec une pochette aussi évocatrice, difficile de s’attendre à du Power Metal, vous me direz. Et en effet, NOCTURNAL SORCERY nous propose un second album de Black Metal à la sauce finlandaise, Raw à souhait, crépusculaire, et qui met en coupe réglée ces aspirations à honorer les albums des premières légendes du Black nordique (DARKTHRONE, GORGOROTH, GEHENNA…). La mélodie n’est pourtant pas éjectée de la toile soyeuse de "Captive In Breath Of Life", mais ce qui prédomine est plutôt la sombreur des riffs et l’attisement d’une crudité de fond qui apporte un certain feeling hostile des compositions. La batterie mitraille sans discontinuer un rythme épileptique et peu varié, les guitares, telles des touches de claviers, embaument l’arrière-plan de leur saturation, certes féroce, mais plus atmosphérique qu’agressive.

Le chant est davantage mis en avant et c’est plutôt intéressant. Ni fou, ni agaçant, Maledictus Vult conserve cependant cette aura bien maléfique, jamais déraisonnable mais bel et bien pourtant sacrément empoisonnée. Si je fais les comptes, "Captive In Breath Of Life" nous propose sept bons titres de Black Metal et quatre interludes/intro/outro pas tant que cela intéressantes. La primeur vient très certainement au titre "Oath At Mt. Hermon" avec son refrain bien entraînant et puissant. Le groupe lâche un peu ses riffs sur ce titre et c’est là où il paraît bien exceller. L’appui de quelques leads maudits concourt à doper la lugubrité de l’ambiance – sans parler des rires sardoniques. D’autres titres jouent aussi dans cette même cour, je pense notamment à "Beyond Salvation", avec ces trémolos bien 90s, créateurs d’émotions bien malsaines. Et je n’oublierai pas de mentionner le plus lumineux titre éponyme qui tire bien la couverture à lui en nous proposant quelques envolées bien senties grâce à des motifs et des rythmes plus variés.

Concernant les titres non mentionnés, s’ils sont loin d’être mauvais, ils ont quand même tendance à ne pas en donner assez pour sortir de leur couloir de nage. J’aurais tendance à dire qu’ils s’enferment et tournent un peu en rond. C’est loin d’être désagréable, mais l’écoute d’un "Redemption At Daybreak" ou bien encore d’un "Lucifer’s Shade" ne transcende pas l’album. Second album donc pour les Finlandais, pour lesquels il est de bon ton de conserver un œil sur la suite. En remontant un peu le fil discographique – et notamment en écoutant besogneusement son premier méfait "The Holy Law In Total Ruin" – force est de constater que le groupe s’est un peu assagi. De là à dire qu’il est devenu plus accessible, je n’oserais pas, mais c’est à noter.

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