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Winterfylleth - The Imperious Horizon
Chronique par Storm - Publiée le 24/01/2026
Winterfylleth - The Imperious Horizon
Note : 4/6
Genre : Atmospheric Black Metal
Année : 2024
Label : Candlelight Records
Pays : Royaume-Uni
Durée : 01:15:13
Tracklist :
1.
First Light
01:56
2.
Like Brimming Fire
07:01
3.
Dishonour Enthroned
07:15
4.
Upon This Shore
07:47
5.
The Imperious Horizon
08:41
6.
In Silent Grace
11:00
7.
To the Edge of Tyranny
03:53
8.
Earthen Sorrows
02:45
9.
The Insurrection
08:03
10.
The Majesty of the Nightsky (Emperor cover)
04:51
11.
In Silent Grace (A.A. Nemtheanga Solo Version)
12:01

WINTERFYLLETH nous gâte à nouveau en 2024 où à nouveau la majestuosité est de guise. Un peu normal lorsque l’on connaît leur discographie, c’est un leitmotiv qui a produit aussi le sel du groupe en creusant un sillon… qui pourtant aurait tendance à me rappeler régulièrement DRUDKH. Voilà c’est dit. Maintenant "The Imperious Horizon" est excellent, beau, mélodique, épique et mélancolique à la fois. Cela va de soi quand on s’appelle WINTERFYLLETH et que l’on apprécie les étoiles et la nature cheville au corps.

Bande-son idéale pour randonneurs transis de froid, WINTERFYLLETH nous oriente à rejoindre la nature et à tourner les talons à la civilisation comme à l’accoutumée. Le disque est donc solide, sérieux et nous pourvoie de mélodies superbes, de quelques fulgurances (le morceau "In Silent Grace" en tête, avec le concours au chant du chanteur de PRIMORDIAL, Alan Averill). Mention aussi à la seconde partie de "Dishonour Enthroned", à la très DRUDKH-ienne "Like Brimming Fire", mais aussi au titre éponyme bien mélancolique et sacrément mélodieux.

Si ce groupe souffre de son homogénéité de style qui l’empêche d’évoluer, et ce n’est pas la faute d’avoir essayé de varier un peu leurs compositions sur cet album – c’est le cas avec la moins réussie "To The Edge Of Tyranni" qui sonne à l’évidence plus rentre-dedans mais paraît un poil incongru. D’être un peu hors les murs ou hors paysage, dois-je plutôt dire, demeure salutaire pour un groupe tel que WINTERFYLLETH. Car s’il permet inévitablement et de fait de se sentir happé et embarqué dans une forme de rêverie grâce à ces atmosphères hypnotiques et la lancinance de ses riffs, les titres ont parfois un peu de mal à s’agripper à notre mémoire. La faute à des ambiances certes belles mais parées d’une nébulosité, d’un brouillard épais, qui auraient tendance un peu à endormir l’écoute. Digeste certes mais pas sublime ce cinquième album de WINTERFYLLETH.

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