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Chelmno - Decadence Of Ego
Chronique par Storm - Publiée le 27/01/2026
Chelmno - Decadence Of Ego
Note : 3.5/6
Genre : Black Metal
Année : 2025
Label : Dolomia Nera
Pays : Italie
Durée : 41:41
Tracklist :
1.
Hunger for Light (Intro)
02:00
2.
Three Stones and an Iron Crown
06:38
3.
Decadence of Ego
05:56
4.
The Sleeping Demon
06:12
5.
A Name Written in Water
05:26
6.
Ravenous Flame
06:39
7.
The Guardian of Silence
05:12
8.
Don't Come to My Funeral
03:38

Les Italiens de CHELMNO m’ont toujours plu bien que le Black Metal qu’ils proposent ne soit pas des plus original. À vrai dire je m’en contrecarre, le versant Raw à la JUDAS ISCARIOT ou à la SATANIC WARMASTER me va franchement surtout pour une écoute énergique, sans fioritures, bien jonché d’une agressivité sans faille. Dans ce line-up, nous pouvons retrouver quelques éléments ayant fait partie de deux autres groupes sacrément belliqueux et envoûtants, BEATRÌK et TENEBRAE IN PERPETUUM, dont je ne peux que vous convier à en écouter les albums discrets mais sacrément intéressants : "Journey Through The End Of Life" (2002) pour le premier, "Onori Funebri Rituali" (2003) pour le second.

CHELMNO m’avait donc impressionné en 2006 avec son premier album "Under Our Cemetary" avec son Black crude bien « True » sans concessions. Le son des guitares reste une nouvelle fois bien râpeux, quoiqu’il résonne de manière plus assombrie et moins tranchant. Nos oreilles s’en porteront mieux, c’est certain. Le chant lui aussi a évolué, beaucoup moins criard, il s’enveloppe d’un grain plus rauque tout en restant foncièrement belliqueux. Pourtant, si le riffing se veut très DARKTHRONE-ien à l’image de l’excellent titre "Don’t Come To My Funeral", il s’enveloppe d’une aura assez atmosphérique, atténuant quelque peu l’effet Raw.

Mais ne nous trompons pas, CHELMNO reste fuligineux et l’a toujours été. Malgré une courte discographie, cet album paraît ressusciter le groupe après une quinzaine d’années d’absence. "Decadence Of Ego" ne va certainement pas révolutionner le genre, mais il s’affilie très clairement aux deux albums précédents, bien que tous trois ont des productions assez différentes. Quoiqu’il en soit, si ce nouvel opus me convainc, il reste en deçà de mes attendus. Je trouve les compositions bien équilibrées et ficelées, mais il manque quelques riffs sauvages qui auraient cette emprise immédiate avec mon cerveau. Vous savez, un peu comme ce fameux syndrome de Stockholm. Au lieu de cela, les titres s’enquillent sans troubler ni ennuyer. "A Name Written In Water" est de loin le titre que je préfère de "Decadence Of Ego", sans doute parce qu’il s’avère plus varié, notamment grâce à ses breaks bien sentis. "Ravenous Flame", le titre suivant, me plaît tout autant. Il a cette dimension plus atmosphérique dont je vous parlais un peu plus haut, et également quelques bridges relançant le titre avec efficacité.

Néanmoins, je reste un peu sur ma faim, moi qui avais sans doute couronné trop nostalgiquement "Under Our Cemetary". À bien le réécouter, il a encore toutes mes faveurs, bien que ce "Decadence Of Ego" soit plus mature et moins fougueux. Côté riff, ce nouvel album marque le point ; côté ambiance, c’est le premier méfait qui le conserve. À vous de faire votre choix. J’imagine cependant qu’il n’y ait pas foule sur ce webzine pour honorer comme il se doit ces Italiens certes peu prolifiques mais constants dans leur âme et leur création.

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