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Mors - Vltra Mortem Et Infera
Chronique par Storm - Publiée le 02/02/2026
Mors - Vltra Mortem Et Infera
Note : 4/6
Genre : Black/Death Metal Mélodique
Année : 2025
Label : Hyperborean Fire Productions
Pays : Italie
Durée : 43:17
Tracklist :
1.
Vltra Mortem et Infera
05:00
2.
La distruzione del tempio
04:39
3.
La stella ardente di Delo
04:18
4.
Meteora
04:39
5.
Oltre le porte del buio
06:57
6.
Il sole nel più oscuro dei cieli
06:33
7.
Le rovine dell'uomo
05:05
8.
Un crepuscolo purpureo
06:06

En découvrant cet album, le premier de la discographie des Italiens de MORS, je compris rapidement que ce groupe avait de sacrés arguments à faire valoir. J’aime sacrément ce type de découvertes : des Métalleux pour certains pas nés de la dernière pluie qui en ont sous le pied et ce dès leur première sortie. Je ne reviendrai pas sur l’antériorité de ce trio, le site Metal Archives est votre ami pour cela. Alors plongeons directement dans le bain de ce "Vltra Mortem Et Infera" (= au-delà de la mort et des enfers).

D’abord disons-le tout de go : MORS fait du Black Metal mais avant tout dans la veine ou branche mélodique de ce style. En cela, nous pourrions presque le catégoriser dans du Black/Death Mélodique tant les leads scintillent et animent les titres. Friands de beaux solos, Bazzy – qui s’occupe de tous les instruments et des compositions – affole un peu les compteurs émotionnels et forge aisément une singularité de son et de style. Les deux chanteurs dopent aussi cette sensation d’avoir dans les oreilles un opus tout aussi furieux que mystique. Tandis que Yr-nhhngr vocifère à souhait, Vèrfarkas en quasi-baryton endrape les ambiances d’une aura maléfique assez bienvenue je dois dire.

En jetant un œil à la pochette, nous pouvons admirer une vision hantée. Un columbarium s’érige et en son sein une nébuleuse espiègle laisse entrevoir ce passage "au-delà de la mort et des enfers" vers le monde invisible. C’est que derrière cet ossuaire l’infini n’est plus qu’une évidence, et la seule certitude est que nous y glisserons tous… Pour en revenir à l’album, les deux premiers titres sonnent comme des titres de chauffe, car "Vltra Mortem Et Infera" atteint sa vitesse de croisière dès "La Stella Ardente Di Delo" avec comme saveurs parmi d’autres une impétuosité à toutes épreuves. Mais les amateurs de richesse mélodique vont en avoir pour leur grade avec des titres superbement orchestrés tels que "Meteora", "Oltre le Porte Del Buio" et l’affolante "Il Sole Nel Più Oscuro Dei Cieli" – avec ses envolées continues d’un riffing féroce mais toujours aussi beau et les jeux vocaux redoutablement efficaces du duo précité.

Avec de pareils titres, MORS impressionne autant qu’il nous mord à la gorge. Belliqueux certes, mais pas que cela. Mélodique toujours, talentueux et mystérieux à la fois, ce trio est bien parti pour embrasser l’armée des ombres et s’en accaparer tous les attributs. Si les compositions ne sont pas suprêmement entêtantes, elles restent diablement efficaces. Ce mélange des genres entre Death et Black mélodique, ce parti-pris judicieux des parties vocales partagées et la dimension technique assez bluffante (écoutez donc le solo final de "Le Rovine Dell'Uomo" entre autres) de Bazzy le virtuose s’ils nous coupent en deux nous scient tout de même un chouia le fondement. À ce p’tit jeu, MORS est très fort et fortement prometteur. Un groupe qui en a, qui a du chien et qui nous le revaudra à coup sûr plutôt deux fois qu’une au prochain album. Une belle claque pour démarrer l’année sous les meilleurs auspices.

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