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The Halo Effect - March Of The Unheard
Chronique par Storm - Publiée le 05/02/2026
The Halo Effect - March Of The Unheard
Note : 3.5/6
Genre : Melodic Death Metal
Année : 2025
Label : Nuclear Blast
Pays : Suède
Durée : 44:06
Tracklist :
1.
Conspire to Deceive
03:57
2.
Detonate
03:58
3.
Our Channel to the Darkness
03:28
4.
Cruel Perception
04:04
5.
What We Become
03:46
6.
This Curse of Silence
02:00
7.
March of the Unheard
02:59
8.
Forever Astray
03:40
9.
Between Directions
04:28
10.
A Death That Becomes Us
04:06
11.
The Burning Point
03:47
12.
Coda
03:53

Dire que "March Of The Unheard" était attendu comme la pluie dans le désert serait un peu exagéré, mais tout de même ne renions pas qu’une telle sortie d’un groupe avec un tel beau monde le garnissant nous fait lever les sourcils et nous ordonne d’y jeter au moins une oreille. Assurément en matière de Mélodeath le line-up dégueule d’énergumènes ayant écrit une belle part des lettres de noblesse du style. Je ne m’étalerai pas à vous étaler le CV de chacun, je vous l’épargne.

Concernant ce all-star band j’ai un principal attendu : l’album balancerait-il plus vers le cœur de DARK TRANQUILLITY ou vers celui de IN FLAMES. Forcément la question se pose, puisqu’en matière de Death suédois, il semble complexe de réinventer la roue. Il est préférable d’attendre alors ou d’exiger du riffing dingue, des leads soyeux, des paysages mélodiques à s’en émerveiller et un soupçon de supplément d’âme qui dorera nos neurones d’une patine de toute beauté en nous laissant les yeux fermés un sourire béat. Vaste programme sans doute un peu exigeant. Il est sans doute plus sage de redescendre les étages et diminuer un poil le degré de ses attentes.

"March Of The Unheard" ne m’a pas plus bluffé que cela. Non pas qu’il me soit désagréable, son écoute est fort plaisante. Mais il ressemble à un album d’été. Je crois que je l’apprécierai encore davantage en vacances, les yeux mouillés par la mer et le corps réchauffé par les rayons du soleil. Son ambiance plus joviale et gentillette me désarçonne un peu en plein milieu de l’hiver.

Il y a des titres juste magiques, j’apprécie énormément "Our Channel To The Darkness" et "Cruel Perception" qui me rappellent avec nostalgie les heures fastes du "Clayman" de IN FLAMES qui, pour l’anecdote et le clin d’œil, avait bercé mon été 2000. J’aimerai vous dire aussi un mot à propos de "Forever Astray" qui me réveille d’une torpeur qui aurait trop tendance à s’installer au vu de la linéarité d’une belle poignée de titres. Merci à Mikael Stanne qui reste toujours dans le coup sans pour autant nous bluffer plus qu’outre-mesure. La paire de guitaristes Jesper Strömblad/Niclas Engelin reste aussi dans la course mais nous propose un riffing efficace mais sans surprise ni petit plus entêtant. Et j’ai un peu peur de la suite si je m’en réfère au dernier titre plus Gothic Metal sur la version en édition limitée. À vrai dire pourquoi pas mais pour le puriste que je suis, j’ai plutôt tendance à froncer les sourcils et à m’inquiéter pour la suite.

J’écourte ma chronique volontairement non pas que je m’en souhaite l’en débarrasser mais en faisant le tour de ce second album, je trouve que le compte n’y est pas tout à fait. Production très honorable, line-up de fou, technique irréprochable, mais le sac émotionnel est à moitié rempli… Nous passons un bon moment mais la longévité de l’album se questionne. Alors, je vais rester sur du IN FLAMES pré-2000 ou me consoler avec du DARK TRANQUILLITY, car pour le coup The HALO EFFECT se perd un peu et tourne un peu trop en rond à mon humble avis.

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