Oubliez Emperor, pensez Bal Sagoth. Pensez-y fort, très très fort. C’est bon ? Vous connaissez déjà, à la note près, Anthem to the Glory of the Great Octagon de Ufych Sormeer. Rien que la longueur du titre devrait vous mettre sur la voie. Maintenant, rajoutez-y du kitch. Encore un peu, allez, allez. C'est bon.
Visuel et ambiances « parties de Warhammer entre couilles », synthétiseurs vraiment envahissants mais que l'on attendait tout de même car c'est pour cette raison, secrète et presqu'honteuse qu'on est venu, soutenus par une guitare en retrait et trop saturée qui tente de porter un rythme pour le moins troupier : nous sommes à mi-chemin entre le fan service, le plaisir coupable, la copie éhontée de Starfire Burning Upon the Ice-Veiled Throne of Ultima-Thule (avec un peu moins de génie) et surtout une bonne pointe de foutage de gueule. En témoigne la suite des aventures de ce groupe bien de chez nous, en provenance des contrées ch’ti, qui a embrayé par la suite sur du hard rock FM sans saveur à l’album suivant. Terminés les envolées épiques, bonjour Crazy Mac et autre All Stars (ce sont les vrais titres des albums).
Néanmoins, l’album est loin d’être à jeter. Un paquet de titres fonctionnent très bien car sur cette production de 2001, l'hommage est ressenti comme sincère. On se plaît à naviguer dans cet océan cosmique de créatures et de chevaliers démoniaques avec plaisir, même si le chemin est vu et revu, bien balisé.