« Noxtiu siri. In dubou immi exobnos. Aidus laxscit in mi. Siaxsiou moni iouanton. »
— Adgarios
On quitte un peu la dark ambient que j’affectionne pour un nouveau projet un peu particulier. Pour certains, la folk peut avoir des accents un peu pop, peut-être même un peu metal. Personnellement, quand je parle de folk, ce sont plutôt des projets comme celui d’Adgarios qui me viennent en tête.
C’est écouter un album comme « ROTVS AMI » où la lumière côtoie les ténèbres, où les chants en gaulois nous emportent dans une autre époque. Certes, je ne comprends pas cette langue, mais il n’y a pas besoin pour savoir où la musique veut nous emmener.
Que ce soit la justesse du chant ou l’utilisation des différents instruments, on plonge littéralement au milieu des forêts qui ne sont pas totalement endormies. On redécouvre ces anciennes déités qu’on avait pu oublier.
Alors, oui, j’aime bien les ambiances mystiques également (si tu as lu mes autres chroniques, tu as dû t’en rendre compte). Et là, tu es servi. Des chœurs, des murmures, tout t’invite à une forme d’introspection tandis que tu te perds dans une mémoire enfouie, mais toujours présente.
La musique te berce, t’accompagne, te réveille, et tu te retrouves à fredonner la mélodie de « Imbolc » ou « Beltaine » sans t’en rendre compte. Chaque morceau te renvoie à un solstice, à un moment de l’année où une phase se termine, laissant une autre commencer.
J’ai beaucoup aimé ce côté cyclique, que tu retrouves également sur la pochette dont l’illustration est aussi belle qu’inspirante.
Toi aussi, tu as envie de renouer avec tes ancêtres gaulois et des instruments que tu ne connaissais pas forcément ? Alors, vas-y, on t’attend pour dénicher les habitants de la forêt. Car, au-delà du silence, ce sont des mélodies plus originelles qui nous y attendent.