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Dolorian - When All The Laughter Has Gone
Chronique par Storm - Publiée le 13/03/2026
Dolorian - When All The Laughter Has Gone
Note : 4/6
Genre : Black/Doom Metal
Année : 1999
Label : Wounded Love Records
Pays : Finlande
Durée : 53:11
Tracklist :
1.
Desolated Colours
07:19
2.
My Weary Eyes
08:22
3.
A Part of Darkness
06:24
4.
When All the Laughter Has Gone
05:52
5.
Collapsed
09:18
6.
Fields
04:45
7.
With Scorn / Perish
11:11

Dans le célèbre désormais Tico-Tico Studios, la fine fleur du Metal extrême finlandais, en forte expansion à la fin du millénaire, se pressa parfois pour enregistrer à Kemi aux côtés de l’ingénieur du son Ahti Kortelainen. Situé au nord de la Finlande et entouré de paysages froids très propices à la concentration, le studio fondé en 1987 est éloigné de toute distraction et permettra à nombre de groupes, et non des moindres — citons SENTENCED, IMPALED NAZARENE, SONATA ARCTICA, KALMAH, MOONSORROW — d’y séjourner pendant parfois plusieurs semaines pour y ajuster ce son typique, dense, sombre, organique et très profond qu’offrent les locaux d’Ahti, l’acoustique aidant naturellement à créer les nappes lourdes des guitares et les ambiances oppressantes.

DOLORIAN y enregistre en 1998 son tout premier album, "When All The Laughter Has Gone", et ces nouvelles pousses ont déjà du caractère. À l’instar de UNHOLY ou BEHERIT, le trio se love dans les langes du Black/Doom enténébré. Leur musique mélange le Doom écrasant avec des ambiances typiques du Black Metal spectral, avec ces claviers lugubres aux notes remplies de désolation et des structures expérimentales et atmosphériques. Le groupe fait partie du collectif Helixes (un cercle d’artistes et de musiciens finlandais expérimentaux) en ces années-là et est même considéré comme sa figure de proue. Avec une démarche globale, et pas que musicale, les Finlandais composent une musique où les riffs répétitifs, les voix torturées et l’alternance d’atmosphères suffocantes, contemplatives ou désespérées forment des paysages sonores dévastés, à la noirceur profonde, où la lourdeur du Doom se transforme parfois en expérience immersive presque spirituelle.

Le second album, "Dolorian", sorti en 2001, peaufinera à merveille les quelques maladresses et longueurs de ce premier essai. En attendant, pour préparer la nuit et laisser son envoûtement et sa morsure nous atteindre, je ne peux que vous conseiller cet album et notamment certains titres juste opérationnels et taillés sur mesure pour sonder et faire remonter vos cauchemars secrets. Prenez donc garde à "Desolated Colours", "When All The Laughter Has Gone", "My Weary Eyes" ou bien encore "With Scorn". Je vous aurai prévenu.

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