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Abigor - Satanized (A Journey Through Cosmic Infinity)
Chronique par Storm - Publiée le 19/04/2026
Abigor - Satanized (A Journey Through Cosmic Infinity)
Note : 2.5/6
Genre : Black Metal
Année : 2001
Label : Napalm Records
Pays : Autriche
Durée : 41:36
Tracklist :
1.
The Legacy
05:56
2.
Repulsor
05:13
3.
Battlestar Abigor
04:51
4.
Galaxies and Eons Decline
05:34
5.
Luminescense of Darkness
04:44
6.
Nocturnal Stardust
06:49
7.
Satan's Galaxy
04:31
8.
The Redeemer's Return
03:58

Depuis que ABIGOR a décidé de changer de braquet en amalgamant notamment certains cristaux symphoniques au sein de l’album "Supreme Immortal Art" (1998), recevant également quelques avis plutôt mitigés de la part de la fanbase et de quelques chroniqueurs éclairés au passage, des crispations internes évoluant défavorablement conduisent au départ de l’excellentissime et charismatique batteur T.T. Remplacé au pied levé pour boucler ce nouvel album par Moritz Neuner (DORNENREICH, ANGIZIA, DARKWELL), le projet ABIGOR se meut alors dans des structures plus complexes encore et nettement plus décousues.

Après Silenius, remplacé depuis "Channeling The Quintessence Of Satan" (1999) par Thurisaz, c’est donc au tour d’une autre figure emblématique de quitter le navire, et cela se ressent grandement. Le triumvirat originel, constitué de P.K, T.T et Silenius, n’est donc pour l’heure plus qu’un lointain souvenir et "Satanized (A Journey Through Cosmic Infinity)", s’il essaie, tant que faire se peut, de rejoindre la passionnante époque d’ABIGOR s’étalant entre 1994 et 1998, n’y arrive pas vraiment. Les vocalises de Thurisaz n’apportent foncièrement pas grand-chose et la nostalgie de l’incroyable Silenius pèse lourd sur ses épaules. Idem du côté de la batterie. Le jeu de Moritz Neuner est bien plus conventionnel et n’atteint pas les rythmes endiablés et fascinants de T.T.

Et c’est donc du côté des compositions que l’on ressent ce flottement. J’ai beau avoir concédé plusieurs chances à cet album, mais non, rien n’y fait : je n’arrive pas à le comprendre ni à l’absorber, le considérant au passage comme un appendice sans importance au sein de la très belle discographie du groupe. Peter Kubic, aka Virus 666 P.K. sur cet album, essaie de renverser la tendance en nous proposant quelques riffs bien racés dont il a le secret, mais le chant de Thurisaz est si ennuyant qu’il dénature même le propos des mélodies. Les contrastes atmosphériques sont trop brutaux et l’apport des nappes de claviers reste anecdotique et peu efficient…

Dans ce contexte de désagrégation interne, le projet ABIGOR se veut pourtant, et ce depuis "Supreme Immortal Art", toujours dans une forme de rupture stylistique en gestation vers plus d’expérimentations, ce que le futur album "Fractal Possession" confirmera de manière bien plus juste, avec notamment le retour par la grande porte de T.T.

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