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Sort Vokter - Folkloric Necro Metal
Chronique par Storm - Publiée le 24/04/2026
Sort Vokter - Folkloric Necro Metal
Note : 2.5/6
Genre : Raw Black Metal
Année : 1996
Label : Norse League Productions
Pays : Norvège
Durée : 37:36
Tracklist :
1.
Kveldstimer
05:08
2.
Langs stier uten ende
02:19
3.
Grålysning
04:04
4.
Fra kilden til tjernet
03:43
5.
Tårers sang
01:59
6.
Hatefulle tanker ut i natten
03:24
7.
Ni gygrer / Nattjakt
02:47
8.
Bak to lysende øyne
02:58
9.
Sønn av skyggers skygge
03:09
10.
Fjellstev
08:05

SORT VOKTER est constitué de quatre têtes bien rasées mais point trop bas du front. N’allez pas chercher la petite bête, vous ne trouverez pas grand-chose pour entamer la chasse, désolé pour vous. Autour principalement d’Ildjarn, qui est désormais végan, et Nidhogg, qui n’est que lui-même, le projet SORT VOKTER ("les gardiens noirs") va se constituer l’espace d’un album. L’originalité de celui-ci est que, pour chaque titre, chacun des musiciens joue un instrument différent. Enfin, n’allez pas trop loin, il s’agit juste de la guitare et de la basse, la batterie étant programmée… plutôt maladroitement d’ailleurs.

Du côté de la production, n’en jetez plus, elle est, disons-le… particulière. Le fuzz des guitares est absolument raw et dégueulasse, si bien qu’il faut vraiment tendre l’oreille pour entendre les nuances des riffs. Les vocaux, bien acides et infects, sont certainement l’intérêt principal du disque. Pourvoyeurs d’ambiances cauchemardesques (écoutez donc "Hatefulle Tanker Ut I Natten"), les beuglements d’agonie ou les assauts sadiques sont de la partie. L’esthétique est volontairement primitive, rudimentaire et minimaliste. Les structures sonores sont simples et répétitives, voire naïves par endroits. Le groupe flirte avec l’ironie. Certains passages sont clairement habités, tandis qu’à l’inverse, d’autres paraissent bâclés et absurdes.

Pour les amateurs de Black Metal obscur et sans compromis, "Folkloric Necro Metal" est une capsule temporelle de l’esprit underground des années 90. C’est une curiosité unique, plutôt imparfaite et humant bon la spontanéité. Côté immersion, il y a quelques bons passages, notamment autour des titres instrumentaux que sont "Tarers Sang" et "Fjellstev", mais pas de quoi non plus se relever la nuit, l’ensemble étant trop décousu.

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