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Cobalt - Eater Of Birds
Chronique par Storm - Publiée le 03/05/2026
Cobalt - Eater Of Birds
Note : 5/6
Genre : Black/Sludge Metal
Année : 2007
Label : Profound Lore Records
Pays : États-Unis
Durée : 01:10:06
Tracklist :
1.
When Serpents Return
06:42
2.
Ulcerism
07:26
3.
Ritual Use of Fire I
04:43
4.
Blood Eagle Sacrifice
06:24
5.
Witherer
08:59
6.
Ritual Use of Fire II
05:43
7.
Invincible Sun
09:42
8.
Androids, Automatons and Nihilists
03:59
9.
Cephalopod
04:32
10.
Ritual Use of Fire III
01:29
11.
Eater of Birds
10:27

Après un "War Metal" qui annonçait la couleur mais s’avérait plutôt bancal, le duo américain s’était sacrément retroussé les manches pour nous envoyer dans la gueule un "Eater Of Birds" anthologique. C’était en 2007 et, pour les gus qui l’ont écouté à sa sortie, un seul mot est sorti de leur bouche : hallucinant !

De la boucherie bien mitraillée et de l’agitation extrême transpirent à pleins pores de ce second album venimeux, sludgy à mort, et qui ne laisse aucun répit à ceux qui daigneront écouter cette offrande des enfers. Carnassier, COBALT en a plein les couilles et n’a qu’un seul dessein : celui d’exterminer votre sérénité. Dès les premières secondes, les coups pleuvent et ne s’arrêteront plus. Les rythmes se déchaînent, vous laminant les oreilles, et les trois instrumentaux "Ritual Use Of Fire" permettent juste de reprendre votre souffle et de ralentir un peu le cœur. Mais COBALT n’est pas qu’ultra-violence : ses riffs ont du groove et saignent aussi de ce rock sudiste agité qu’ils ont dans les gènes.

Et c’est justement là que le groupe va continuer à creuser son sillon, jusqu’à atteindre une forme de noirceur presque introspective sur la suite de sa discographie. Moins frontal mais tout aussi ravageur, COBALT va peu à peu injecter dans sa fureur une tension plus sourde, plus pesante, comme si chaque morceau portait déjà en lui un parfum de fin. Toujours aussi abrasif, mais plus habité, presque hanté, le duo avance alors sur une ligne de crête où la rage brute se mêle à quelque chose de plus profond, de plus amer.

Mais aujourd’hui, COBALT n’est plus. La mort d’Erik Wunder vient tout foutre en l’air, sans prévenir, laissant derrière elle un vide immense. Impossible de faire comme si de rien n’était, impossible de continuer sans perdre l’âme même du projet. COBALT s’éteint donc comme il a vécu : violemment, sans compromis, en laissant une trace brûlante et indélébile dans les tripes de ceux qui auront pris la claque.

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