Accueil > Chroniques > Limbonic Art - In Abhorrence Dementia
Limbonic Art - In Abhorrence Dementia
Chronique par Storm - Publiée le 09/05/2026
Limbonic Art - In Abhorrence Dementia
Note : 4/6
Genre : Symphonic Black Metal
Année : 1997
Label : Nocturnal Art Productions
Pays : Norvège
Durée : 01:03:48
Tracklist :
1.
In Abhorrence Dementia
07:27
2.
A Demonoid Virtue
07:39
3.
A Venomous Kiss of Profane Grace
07:06
4.
When Mind and Flesh Depart
07:39
5.
Deathtrip to a Mirage Asylum
12:14
6.
Under Burdens of Life's Holocaust
06:25
7.
Oceania
00:46
8.
Behind the Mask Obscure
07:15
9.
Misanthropic Spectrum
07:17

Après un très orchestral et wagnérien, qualificatif qui convenait plutôt bien à l’incroyable "Moon In The Scorpio" sorti l’année précédente, le duo constitué de Daemon et Morfeus poursuit sa lancée symphonique en proposant cette fois un second album envoûtant, mais somme toute plus clinique dans ses contours. Avec des velléités atmosphériques certes plus astrales, "In Abhorrence Dementia" s’engage à dérouler un Black Metal probablement moins maladroit, mais également un peu plus conventionnel.

La batterie artificielle m’a toujours chagriné, et son utilisation sur cet album, que la production met encore davantage en avant, ne m’a jamais vraiment convaincu. Les titres conservent de belles longueurs, mais se montrent autrement plus dynamiques que sur l’engloutissant "Moon In The Scorpio". Si la production est plus aérée et les couches sonores mieux hiérarchisées, l’impact et l’énergie prédominent sur ce second opus, malgré des claviers davantage emphatiques et des vocaux encore plus théâtraux. Si je devais faire une comparaison, je dirais que "Moon In The Scorpio" est au classique wagnérien ce que "In Abhorrence Dementia" est à la musique baroque étrange et torturée.

Si la vision de LIMBONIC ART semble s’affiner sur ce second album, elle ne révolutionne pourtant pas la formule incroyablement singulière que le premier disque avait fait émerger dans des volutes de ténèbres particulièrement saisissantes. Et pour tout dire, j’ai été assez désappointé à sa sortie, le trouvant pas assez sombre et un peu trop guilleret sur les bords. Bien des années après, je modère cet excès, mais je reste assez inflexible sur le fond : "In Abhorrence Dementia" ne m’a jamais fasciné, même si j’ai appris à l’apprécier.

Mention spéciale aux titres "In Abhorrence Dementia", "Under Burdens Of Life’s Holocaust" et "Behind The Mask Obscure (Overture)" : ces trois-là valent sacrément le détour, et pour le reste je reste plus mitigé.

10 lectures