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Limbonic Art - Spectre Abysm
Chronique par Storm - Publiée le 05/06/2026
Limbonic Art - Spectre Abysm
Note : 3/6
Genre : Symphonic Black Metal
Année : 2017
Label : Candlelight Records
Pays : Norvège
Durée : 47:05
Tracklist :
1.
Demonic Resurrection
10:21
2.
Ethereal Traveller
07:05
3.
Omega Doom
07:46
4.
Requiem Sempiternam
02:44
5.
Triumph of Sacrilege
04:43
6.
Disciplina Arcani
05:40
7.
Through the Vast Profundity Obscure
08:46

Sept ans après "Phantasmagoria" et une absence totale d’actualité lors de cette période de silence (notre ami norvégien n’étant pas friand de réseaux sociaux), Daemon revient avec un "Spectre Abysm" plutôt bien construit, notamment au niveau de la tessiture des ambiances qui se veut plus sombre, symphonique aussi comme au « temps d’avant » des albums pré-nouveau millénaire. Ne vous attendez pas cependant à un nouvel "Moon In The Scorpio" ; "Spectre Abysm" ne capte pas non plus les ambiances stellaires ni la grandeur symphonique et wagnérienne (comme certains chroniqueurs se sont amusés à appeler ce projet) de ses débuts.

Le riffing reste au centre des débats, LIMBONIC ART reste un projet de Black Metal Symphonique mais somme toute assez conventionnel. Il paraît alors aisé de ressentir le manque de Morfeus si toutefois la nostalgie de cette richesse des claviers venait à vous manquer… ce qui est mon cas. Du reste, ce nouvel album, inattendu à sa sortie, se veut aussi plus concis et direct. La batterie programmée déçoit un peu plus tant son côté artificiel et monolithique se ressent plus fortement. Cela a été le cas sur tous les albums de LIMBONIC ART puisque le choix du duo puis de Daemon s’est toujours porté sur une batterie synthétique, mais son intégration sur ce huitième album paraît moins inspirée et maladroite.

"Spectre Abysm" ne révolutionne pas grand-chose mais sa maturation s’entend, notamment dans le jeu vocal de Daemon qui reste toujours de très bon niveau. Jamais trop relevée au sein des critiques, la voix de Daemon a toujours fait correctement son office et, sur cet album, elle franchit un cap en emportant de son énergie et de sa ténébrosité les sept titres. C’est particulièrement vrai, par exemple, sur "Omega Doom" ou bien encore sur le plus envoûtant "Ethereal Traveller". Mais, d’un autre côté, est-il possible de retenir une seule des compositions de "Spectre Abysm" dans le panthéon propre de LIMBONIC ART ? Je ne le crois pas. Ce nouvel opus nous fait passer un bon moment, c’est indéniable, et il serait faux de le déconsidérer en ne remarquant pas le grand travail qu’il déploie, mais force est de constater qu’il ne convainc qu’à moitié et surtout pas dans la durée.

Même si ce nouvel album prouve que LIMBONIC ART n’est point mourant, "Spectre Abysm" est bien trop déséquilibré pour rallier les fans de la première heure à d’autres plus récents. Dans la fournaise des nouveautés, LIMBONIC ART surnage désormais ; c’est un peu triste mais c’est un constat partagé et ce, malgré tous les efforts concédés par Daemon pour continuer à faire voyager son projet.

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