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Diabolical Masquerade - The Phantom Lodge
Chronique par Storm - Publiée le 07/06/2026
Diabolical Masquerade - The Phantom Lodge
Note : 5/6
Genre : Atmospheric Black Metal
Année : 1997
Label : Adipocere Records
Pays : Suède
Durée : 42:41
Tracklist :
1.
Astray Within the Coffinwood Mill
04:07
2.
The Puzzling Constellation of a Deathrune
06:11
3.
Ravenclaw
08:17
4.
The Walk of the Hunchbacked
04:31
5.
Cloaked by the Moonshine Mist
05:14
6.
Across the Open Vault and Away...
01:52
7.
Hater
02:38
8.
The Blazing Demondome of Murmurs and Secrecy
05:00
9.
Upon the Salty Wall of the Broody Gargoyle
04:51

Après un "Ravendusk In My Heart", Blackheim, en marge de KATATONIA et de BEWITCHED, loin d’être à court d’idées, pousse son projet solo DIABOLICAL MASQUERADE sur un versant encore plus original et personnalisé. Si le Black fortement teinté de Heavy et richement mélodique du premier album avait positivement surpris, cette seconde sortie marque un tournant plus atmosphérique et théâtral. Enregistré au Unisound Studios sous la houlette de Dan Swanö, qui d’ailleurs, pour l’anecdote, joue sur l’album sous différents noms crédités dans le livret (celui du batteur et du bassiste), "The Phantom Lodge" dispose plutôt d’une bonne production, un peu plus propre et équilibrée que sur "Ravendusk In My Heart". Ah, et tiens, autre anecdote ! Blackheim s’est payé le toupet de créditer sur l’album deux flûtistes qui n’existent pas – puisqu’il s’agit de nappes de synthés – dont vous trouverez les performances sur le très beau titre "Cloaked By The Moonlight Mist".

Avec ce second album, Blackheim commence en tout cas à créer sa propre formule et se desserre un peu plus des codes du Black Metal. Conte gothique aux ambiances vampiriques et aux couloirs glacials, "The Phantom Lodge" est passionnant de bout en bout tant le riffing est entêtant et s’accroche rapidement. Le travail au niveau des atmosphères est remarquable et les synthés sortent de nombreuses nappes qui nous embarquent dans de riches univers. "Astray Within The Coffinwood Mill", "The Walk Of The Hunchbacked", "Hater", "Cloaked By The Moonlight Mist" sont des titres géniaux qui me sont chers tant gravitent autour d’eux toute une époque pour moi et tant de souvenirs. C’est comme s’ils savaient saisir l’air du temps et en cristalliser toute la saveur et les parfums. Et pourtant, chacun d’eux est différent et déploie des ailes tantôt sombres, tantôt oniriques, mais toujours avec un esprit Heavy Metal assumé, notamment dans le jeu vocal polyvalent de Blackheim.

"The Phantom Lodge" est un disque que j’ai beaucoup poncé à rebours, notamment parce qu’il m’avait échappé à l’époque de sa sortie et ce, du bout des doigts (fallait bien faire des choix lorsqu’on n’avait pas de thunes comme moi), et la découverte que j’en ai faite quelques années plus tard m’a littéralement happé. Les décennies passant, l’opus a plutôt bien vieilli, je trouve, et les idées de Blackheim restent pertinentes. Elles trempent dans le jus de ces années-là, mais quel plaisir de s’y immerger à nouveau. La fin de l’album, les deux derniers titres notamment, est en dessous du reste, voilà pourquoi "The Phantom Lodge" n’obtiendra pas le prix d’excellence aux yeux de la postérité ; mais tout de même, quel album et quelle belle orfèvrerie !

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